D'une pratique intensive de dessin, le travail de Stéphanie Nava s’est développé de façon hybride, s’intéressant au champ étendu de ce que l’on pourrait nommer les relations.
Organisant des biais dans des trames narratives, elle met en place des relevés de situations - des histoires, somme toute - portées par des constructions visuelles ou mentales. Son attention se pose sur les postures et processus en place dans des espaces donnés. Des corps, des gestes, des objets et des lieux composent ses œuvres dans lesquelles elle s'attache à explorer et mettre à jour les mécaniques qui lient et organisent ces éléments entre eux.
Ici sont rassemblés des travaux qui tous développent un rapport proche ou distant au cinéma. Une héroïne, un cadrage, un spectateur bouleversé derrière ses lunettes-écran, un dialogue cinématographique surimposé sur le passage des piétons derrière la fenêtre...
Héroïne en quête de hors champ, 4 dessins sur papier, 2009.
Un personnage éprouve par ses postures les limites de son lieu d'existence : la feuille de papier. Elle s'extrait systématiquement de la page par chacun des quatre bords, entrant dans un autre lieu et organisant par là-même sa disparition partielle.
Une figure hors du cadre, une héroïne tentée par le hors-champ.
Le collecteur de larmes, dessin mural, 2005
" The tears are filling up their glasses" (Mad World, Tears For Fears)
Que deviennent les larmes derrière une paire de lunettes? Où vont-elles ? Qui peut les voir ? Qui désire qu’elles soient vues ? Le Collecteur de Larmes évacue celles-ci loin du visage. Le précieux liquide est récupéré, transféré puis stocké dans un petit récipient sur roulettes. Aucune tristesse ne sera dévoilée, aucune larme ne roulant sur les joues, le Collecteur de Larmes assèchera les apparences sans tarir le flot.
Conversation, peinture sur verre, 2010
Etymologiquement, Conversation trouve sa source dans le latin conversari, qui signifie se retourner sans cesse. L'art de la conversation ou la posture de la girouette [... ] +
D'une pratique intensive de dessin, le travail de Stéphanie Nava s’est développé de façon hybride, s’intéressant au champ étendu de ce que l’on pourrait nommer les relations.
Organisant des biais dans des trames narratives, elle met en place des relevés de situations - des histoires, somme toute - portées par des constructions visuelles ou mentales. Son attention se pose sur les postures et processus en place dans des espaces donnés. Des corps, des gestes, des objets et des lieux composent ses œuvres dans lesquelles elle s'attache à explorer et mettre à jour les mécaniques qui lient et organisent ces éléments entre eux.
Ici sont rassemblés des travaux qui tous développent un rapport proche ou distant au cinéma. Une héroïne, un cadrage, un spectateur bouleversé derrière ses lunettes-écran, un dialogue cinématographique surimposé sur le passage des piétons derrière la fenêtre...
Héroïne en quête de hors champ, 4 dessins sur papier, 2009.
Un personnage éprouve par ses postures les limites de son lieu d'existence : la feuille de papier. Elle s'extrait systématiquement de la page par chacun des quatre bords, entrant dans un autre lieu et organisant par là-même sa disparition partielle.
Une figure hors du cadre, une héroïne tentée par le hors-champ.
Le collecteur de larmes, dessin mural, 2005
" The tears are filling up their glasses" (Mad World, Tears For Fears)
Que deviennent les larmes derrière une paire de lunettes? Où vont-elles ? Qui peut les voir ? Qui désire qu’elles soient vues ? Le Collecteur de Larmes évacue celles-ci loin du visage. Le précieux liquide est récupéré, transféré puis stocké dans un petit récipient sur roulettes. Aucune tristesse ne sera dévoilée, aucune larme ne roulant sur les joues, le Collecteur de Larmes assèchera les apparences sans tarir le flot.
Conversation, peinture sur verre, 2010
Etymologiquement, Conversation trouve sa source dans le latin conversari, qui signifie se retourner sans cesse. L'art de la conversation ou la posture de la girouette ici illustré dans le dialogue ping-pong / vérité-mensonge d'Alfred et Angéla dans Une femme est une femme de Jean-Luc Godard.
Stéphanie Nava est née en 1973. Après des études aux Beaux-Arts de Valence, elle expose son travail régulièrement en France et à l'étranger en galerie et dans des institutions comme l'Institut d’Art Contemporain, Villeurbanne, Le Magasin, Grenoble, Galleria Neon, Bologne, CAC, Màlaga, MOCA, Detroit, VIAFARINI, Milan... Lauréate de la Villa Médicis Hors les Murs, elle part en 2005 pour une période de recherche à Londres qui deviendra un de ses lieux de travail jusqu'en 2010. Elle est représentée par la Galleria Riccardo Crespi à Milan. -





